Un passa Invité
| Sujet: L'homophobie est toujours présente Dim 21 Oct à 22:49 | |
| L'homophobie existe toujours
La scène suivante se passe la semaine dernière, à Dijon, sur la liane de bus numéro 5, place de la Libération. On trouve sur cette place des bancs publiques où n 'importe quelle personne a le droit (le mot est important) de s'installer. Le bus passe juste à côté de cette place et s'arrête pour déposer les passagers. Sur le banc, je vois deux lesbiennes en train de se faire des câlins et de s'embrasser amoureusement. Je trouvais cela fort mignon et était heureux de voir que tout le monde s'en fichait, bref, que les réactions étaient les mêmes que si ce fut un couple hétérosexuel. Et il semble que même si ces deux jeunes femmes n'avaient pas le droit de s'installer ici (ce qui serait très inquiétant pour notre pays), il serait au moins légitime qu'il le fasse, n'est-ce pas évident ? Mais cette joie ne fut que passagère. Voici la substance de ce qu'une femme d'une quarantaine d'année a dit assez haut, à des personnes qu'elle n'avait même pas l'air de connaître, et n'ayant aucunement honte de ses propos : « Mais, ce sont deux gouines (sic) ? Elles pourraient au moins avoir la décence de ne pas faire ça devant nous. Et s'il y avait des enfants qui les voyaient ? Si je n'allais pas à la gare, je descendrais pour leur dire d'arrêter. L'autre fois, j'étais au restaurant, il y en avait deux, je leur ai dit d'arrêter car c'était un mauvais exemple pour les enfants ». Qu'aurais-je du faire ? Aller la voir ? Et pour lui dire quoi ? La seule chose que j'aurais pu lui dire, c'était que depuis 2004 les propos homophobes sont répréhendés par la loi et que j'aurais pu appeler la police pour vérifier avec elle. Mais c'était probablement peine perdu et avoir recours à la police aurait été bien malheureux. Car on remarquera que les lois sont faites quand les gens ne sont pas capable de se raisonner moralement et que c'est la bâton qui est obligé de prendre le relais... Et tenter de discuter avec aurait amener à quoi ? Elle aurait miraculeusement changé d'opinion ? Les préjugés et les habitudes sont ce qui est le plus ancré dans les personnes ; croire que l'on peut les déraciner, en quelques secondes, est illusoire. Et ce n'est pas sans une certaine révolte que je suis descendu du bus, plein de colère et d'effroi. |
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